Bansko

Банско

Pour faire moderne : Bansko est devenu une destination touristique incontournable. Trois raisons à cela. Le site est magnifique : Bansko se trouve à la jonction de trois massifs montagneux (Rila au nord, Pirin au sud et Rhodopes à l'est) ; ensuite pour les sports d'hiver : Bansko compte de nombreuses stations de ski sur le Pirin, dont celle de Chalin Valog où nous sommes montés ; enfin pour le tourisme : Bansko est une petite ville de montagne très pitoresque avec quelques visites culturelles intéressantes à faire.

Ce qui frappe avant tout, ce sont les maisons de pierre et de bois, dont les murs sont stabilisés par des longerons en madrier. Les ruelles sont pavées de gros moellons mal joints et rarement de niveau. Ca doit être marrant en hiver !

 

 

Une petite auberge avec ambiance typique : Zehtindjievata Kachta ( Зехтинджиевата къща )

A table avec nos hôtes pour deux semaines. De gauche à droite : Marina, Martine, Yuri et moi.
Notre hôtel pour 3 jours : L'Hôtel Ioulen tenu par des amis de Marina : Katrina et Ivan Zakov. Ils ont absolument refusé que l'on paye quoi que ce soit. Katrina nous faisait des blinis au petit déjeuner que l'on prenait sur la terrasse, au milieu des 100 rosiers qu'elle avait plantés et en contemplant le mont Pirin dans le lointain. L'hôtel ne contient que 3 chambres superposées.

Une curiosité de la région : le lavoir à tapis. L'eau provient directement de la fonte des neige du Pirin par une sorte de conduite forcée. D'une pureté remarquable, elle arrive avec force dans le bassin où les habitants du voisinage viennent laver leurs tapis. La pureté et la composition chimique de l'eau font qu'aucun produit de lessive n'est utilisé. Et ça marche impeccable!

D'autres maisons. Celle de la photo suivante, comme beaucoup d'autres, dispose d'un four pour la cuisson de l'agneau pascal (on verra ça à Varvara), du pain et du baklava (entre autres ...).

Une petite série de bars, de hamburgeries (sandwicheries) et de boutiques dans la partie moderne de la ville.
Visite culturelle : la maison du poète révolutionnaire Nicolas Vapzarov ( Никола Вапцаров ), né à Bansko en 1909. Assassiné en 1942 à Sofia, le Conseil mondial de la Paix lui attribua un prix d'honneur à titre posthume en 1953. Sa maison reproduit fidèlement un intérieur régional du début du siècle avec les grands divans (d'origine ottomane) et les tapis.

L'église de la Trinité. Des cicognes nichent dans le clocher.

Cette église a ceci d'unique en Bulgarie (et peut-être au monde ? ) : sur le porche cohabitent la croix chrétienne et le croissant musulman.
Autre visite culturelle : la maison de Neophit Rilsky ( Неофит Рилски ). Rilsky est un adjectif signifiant "de Rila" et indiquant que Neophit était moine dans ce monastère. Né a Bansko en 1793, il fit la première traduction de la Bible en langue bulgare. En 1835, il produisit aussi la première grammaire de la langue bulgare moderne.

Néophit Rilsky a aussi beaucoup oeuvré pour l'alphabétisation de la population. Manquant du matériel de base (papier et crayons) il fut en quelque sorte l'inventeur de l'ardoise magique : les élèves traçaient les lettres sur du sable avec un stylet en bois ... puis on effaçait et on recommençait ...

Après le poète et le moine, nous avons visité la demeure d'un riche bourgeois : Hadzi Valcho ( la Hadzivalchova Kashta - Хадживълчовата къща ), oncle de Neophit Rilsky et mécène de nombreux artistes. C'est tout de suite plus richement décoré : la terrasse couverte, par exemple, qui est ornée d'un plafond à caissons.

Cette famille vivait à l'époque de la domination turque et il y eu des périodes de heurts violents accompagnés de massacres. Les maisons avaient alors une sortie dérobée, dissimulée ici derrière le divan et permettant, parfois, de s'enfuir à temps.