du 13 au 17 mai 2006 ... de Tamatave à Nosy Boraha

Pour moi, c'est la partie "découverte" de ce voyage puisque je vais enfin découvrir des endroits où je n'étaient jamais allé. Quand j'ai habité à Tamatave (1956), j'avais passé quelques jours de vacance à Foulpointe, le point de sortie favori des "tamataviens". Cette fois-ci, on va monter beaucoup haut sur la côte pour prendre le bateau jusqu'à Sainte-Marie.

A Sainte Marie, j'ai deux missions qui m'ont été confiées par Marie-Claude Brun, une ancienne de Majunga : je dois rencontrer Francia et son fils pour leur remettre quelques bricoles et une deuxième livraison à faire à l'orphelinat de l'Île aux Nattes.

Sinon, ce sera essentiellement des balades, dont celle au cimetière des pirates. Notre seul regret : ce n'est pas la saison pour le passage des baleines (juin-septembre) ; Sainte-Marie est un haut lieu pour les amateurs car elles passent tout près et c'est vraiment LA sortie à ne pas manquer.

Enfin on passera une dernière soirée inattendue ...

A suivre : Au Princesse Bora

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De Tamatave au Princess Bora. Réveil à 5h. Tamatave est déjà réveillée. D'ailleurs je me suis levé à 3h30 pour un petit PP et il y avait déjà beaucoup d'animation.

Le Sharon, fortement recommandé par les guide touristique n'est pas vraiment à la hauteur de ces dithyrambes . Les sanitaires sont quelconques dans les chambres. Seulement 1/4 des WC du rez-de-chaussée est opérationnel : il y a des problèmes d'évacuation partout et l'eau coule marronnasse ! C'est dommage parce que l'accueil est plutôt sympa, surtout par la métisse au restaurant. Elles est chinoise par son papa et malgache par sa maman et nous parle avec nostalgie de son séjour à Paris.

6h, on est prêts à partir. Le mini-car "Cap Ste-Marie" est en train de se remplir progressivement. Comme c'est une ligne régulière, nous avons d'autres passagers avec nous, dont trois jeunes filels malgache (il y en a une qui est vraiment magnifique) et une femme plus âgée qui se trimbale avec une TV couleur. Une allée centrale et deux sièges de chaque côté : c'est là qu'on réalise que les malgache sont plutôt petits, à moins que ce soit nous qui avons un gros cul !

C'est le départ pour Soarana-Ivongo. On a 160 km de route et je ne reconnais rien du trajet jusqu'à Foulpointe tellement cela a changé. Les 3h de route sont ponctués de quelques filtrages policiers. On passe Foulpointe qui est devenu un très gros bourg rempli de petits commerçant. Ce n'est plus du tout le petit St-Trop de Tamatave que c'était.

On passe je ne sais plus quel fleuve. Il n'y a plus de bac, mais un pont à une seule voie. J'ai l'impression que c'est un pont militaire qui a dû être mis en place après le dernier cyclone du coin.

On fait un petit arrêt à "F. Ouest". Peut-être Fénérive ?

A un autre moment, le car s'arrête. On est en plein bled ... une femme descend. On se dit qu'elle va devoir marcher un bout de temps si elle rentre chez elle : il n'y a pas une case visible dans le coin ... 5mn d'attente et elle remonte en se rajustant ! C'est ça aussi, Madagascar !

La route quitte le litoral ; on attaque une petite barre montagneuse , elle devient très sinueuse et pour tenir l'horaire, le chauffeur nous secoue un peu la pulpe !

9h40, on arrive à Soanirana-Ivongo. On ne peut pas appeler ça "port" ; c'est un bond quelques dizaines d'années en arrière parce qu'il devait exister de tels embarcadères à Madagascar ou en Afrique au début du XXème siècle. En fait, on a tous vu ce genre d'endroit dans des films d'aventures (Mogambo, African Queen ou plus récemment Out of Africa ...) où la belle héroïne débarque avec sa tenue occidentale et ses malles au milieu d'une foule hétéroclite, parfois curieuse, souvent indifférente !

Bien que Ste-Marie soit territoire malgache, on doit présenter nos passeports au guichet de l'agence Cap Ste-Marie où ils sont consciencieusement recopiés. Ensuite, on doit se présenter à la gendarmerie où ils vont également recopier nos passeports. Comprends pas !

Les rues sont entièrement défoncées. Il y a une cohue typiquement malgache. On se dirige vers le bateau ... soulagement, il est flambant neuf (on avait eu écho de voyageurs malchanceux qui avaient eu des traversées mouvementées) et surtout, il est amaré à cul ce qui facilite grandement l'embarquement de Martine.

On s'installe à l'avant et on va passer l'heure et quart de traversée au grand air.

Arrivés à Ambodifotatra, on fait le trajet jusqu'au Princesse Bora dans un Defender, soit-disant pour 10 personnes ... c'est sûrement vrai si on supprime tous les bagages. 12km et nous voilà dans un paradis qui n'aura qu'un seule défaut : c'est presque trop luxueux ...

à suivre : Au Princesse Bora

 

C'est un trajet sans photo.

Mais il y a la vidéo ...

Notre destination du jour :