Madagascar, années 1955 à 1964

Mon premier souvenir rattaché à Madagascar de cette période, c'est notre voyage depuis Marseille. D'abord par bateau jusqu'à Djibouti parce que mes parents voulaient revoir des amis que l'on avait connus pendant notre séjour entre décembre 1950 et juin 1954. On a fait la traversée sur le Jean Laborde. Ce voyage reste marqué de façon indélébile par deux chansons qui étaient diffusées à longueur de journée sur les ponts promenades, toutes deux chantées par Luis Mariano : "Ô mon papa" et "C'est magnifique". C'est une de mes "Madeleines de Proust" à moi.

Ensuite, nous avons achevés le voyage en avion. Djibouti Arivonimamo en DC4 ... ça prenait du temps. Mon oncle, ma tante et mon cousin habitaient déjà Tana depuis un certain temps. C'est donc eux qui nous on fait découvrir la vie à Madagascar. Une des toutes premières photos faite à Madagascar est surement ma mère et sa soeur, sur les Escaliers Lambert à Tana.

Je n'ai pas de photo de l'endroit où nous habitions avenue Grandidier, ni de celui d'Ampandrana (je ne me rappelle plus non plus le nom de la rue, mais c'était juste en dessous de l'église de Fravohitra. C'est à Ampahibe que j'ai habité le plus longtemps, villa Mangarano, ruelle d'Antanimoro. J'ai trouvé cette photo aérienne dans une revue de tourisme de 1960. La villa est entourée dans le rectangle blanc en haut de l'image.

Assez rapidement, nous sommes allés habiter à Tamatave à la Cité Jardin. De notre séjour de quelques mois, il me reste surtout en mémoire la piscine et la FIT de 1963. Les principales ballades nous menaient à Foulpointe, une fois à Ambila-Lemaitso et quelques fois à Volube où un ancien collègue de mon père à Djibouti avait en charge la centrale électrique de l'E.E.M. Ce dernier avait fait quelques photos spectaculaires d'une crue qui avait mis la centrale en péril.

Ambatolampy à environ 60km de Tana constituait un point de sortie du dimanche. On y allait chez Le Marseillais déguster les truites de la station de pisculture voisine, les écrevisses et les cuisses de grenouilles. On pouvait aussi se ballader du côté du Lac Froid et avec un peu de chance, en ville on tombait sur une troupe de mpilalao.

Un peu à l'ouest de la RN 7, à peu près à hauteur d'Ambatolampy, dans l'une des plaines en arrière de l'ANkaratra il y a le tout petit village de Faratsiho. Nous y avions passé un week-end de pêche-baignade : à mi-chemin entre Faratsiho et Ramainandro, soit environ 11 km, il y a des chutes d'eau sur une rivière dont je ne connais pas le nom à environ 11 km. Je les ai toujours connu sous le nom de "Chutes de Faratsiho" que certains appellent aussi les "Chutes de Ramainandro".

Sur la RN2, les ballades nous menaient au point kilométrique 22, pour des dimanches pêche-baignade-méchouis et d'autres fois jusqu'à Mantasoa exactement pour le même programme ou alors on descendait la Mandraka jusqu'à Anjiro voire Moramanga.

Jusqu'à l'indépendance de Madagascar, le 26 juin 1960, deux manifestations intéressaient plus particulièrement l'armée : le Défilé Militaire du 8 mai (le photos sont de 1956 et il y a le passage de l'aviation, mais oui, mais oui ! ) et la Fête de l'Armée qui se tenait pendant quelques jours dans le Square Poincarré, à côté du Collège St-Michel. Pendant cette fête, des jeux étaient proposés : les traditionnels stands de tir, de pêche miraculeuse ou autre descente en parachute ; mais il y avait surtout des spectacles de danses folkloriques des anciennes colonies d'Afrique, présentées par les différents contigents.

Je fréquentais peu Antsirabe à 170km ; la distance impliquait d'y aller au moins pour le week-end et les parents n'étaient pas trop fanas ... Et comme je n'ai jamais eu besoin d'une cure de "Visy Kely" à la Station Thermale ... Néanmoins, nous avions fait quelques balades dans les environs où l'on pouvait aller profiter des installations nautiques du Lac Andraikiba, monter à l'arboretum où étaient présentées quelques essences de Madagascar et d'où on avait surtout une belle vue sur la campagne d'Antsirabe et enfin surtout faire la grimpette jusqu'au Lac Tritriva. C'est un endroit magique dont le cadre mystérieux a donné naissance à la légende des amants de Tritriva qui est une version malgache de Roméo et Juliette.

J'ai été deux fois en vacances à Majunga. Je retiens surtout la magnifique piscine sur la corniche ; elle était alimentée directement par la mer grâce à une buse au fond de l'eau (sans pompe ni aucun dispositif de vidage-remplissage) dont la seule protection était un grillage supposé garantir la non-intrusion de la gent marine !!! En face, de l'autre côté de la Bombetoka, il y avait Katesepy, le Foulpointe local. Comme il fallait y aller en bateau, c'était déjà un plus !!!

C'est bien sûr à Tana que j'ai habité le plus longtemps puisque j'ai fait une 7ème et demi à St-Michel puis ensuite à l'ESCA de la 6ème à Math-Elem. La principale sortie était alors Ambohibao : la piscine, le CNUT, les dimanches passés avec les copains à faire l'essai de toutes les mobs ...

J'invite les anciens de St-Michel et de l'ESCA à examiner les photos de classes et s'ils se rappellent des noms qui manquent ils seront sympas de me les indiquer (utiliser le lien Contact sur la page d'accueil). Ceux qui sans y avoir été connaîtraient d'anciens élèves peuvent aussi peut-être m'aider à identifier les inconnus. Voici les clases que j'ai fréquentées :

St-Michel
- 1955-1956 : 7ème - Classe de Mrs ??? et ???
- 1956-1957 : 7ème - Classe de Mr Delfieu
ESCA
- 1957-1958 : 6ème - Classe du Fr. Claudien
- 1958-1959 : 5ème - Classe du Fr. Hermel
- 1959-1960 : 4ème - Classe du Fr. Gérard
- 1960-1961 : 3ème - Classe des Frs. Ildéric et Joseph-Edmond
- 1961-1962 : 2ème - Classe du Fr. Ildéric
- 1962-1963 : 1ère - Classe des Frs. Romain et Albertin
- 1963-1964 : Mathe-Elem - Classe des Frs. Romain et ???

Quelques petits souvenirs en vrac de l'ESCA

Quelques petits souvenirs en vrac de Tana : ma mobylette en 1960 (Mobymatic), ma bagnole en 1963 (Auto Union DKW à moteur deux temps qui sentait un peu l'huile) ... tien j'ai pas de photo de ma Vespa ... La voitre était pratique pour transporter la guitare et le magnétophone quand on s'enregistrait chez Jipé ...

Quelques cartes postales de l'époques (la plupart sont des photos Stavy) complèteront ce petit tour d'horizon du Madagascar de ma jeunesse.